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Tout d'abord l'animateur présente la structure dont il est salarié, Nature et Progrès Aude :
Nature et Progrès, c'est :
- Une association de producteurs et consommateurs travaillant au développement d'une agriculture écologique, responsable, et basée sur la proximité.
- Une mention garantissant le respect des cahiers des charges et synonyme d'application de la charte éthique N&P sur l'ensemble du processus des production (aspects sociaux, économiques, écologie globale de la production, solidaires...).
- Une solidarité internationale et un travail de fond sur la souveraineté alimentaire.
Dans l'Aude, N&P travaille sur :
Le développement de l'Agroécologie
La formation et l'information sur des pratiques agrobiologiques
Le système d'enquêtes participatives aboutissant à l'attribution de la mention
Le développement et la structuration des filières de distribution en circuits courts (cantines, AMAP, foires & marchés)
Le protection des ressources naturelles (eau, sol, biodiversité) à travers des actions auprès des élus, des agriculteurs et du grand public sur la pratique et le développement du BRF, les alternatives aux pesticides, l'assainissement écologique...
Eole BONNAULT présente alors le plan de la formation qu'il a préparé :
Les productions bio du territoire
Les circuits courts : notions et explicitation
Se lancer dans les circuits courts
Des pistes de circuits courts
Des aides pour les circuits courts
Des structures ressources
Des exemples d'application circuits courts
Pour commencer, quelques chiffres à analyser :

On constate que dans la colonne " Fruits et Légumes ", les chiffres sont particulièrement faibles sur l'Aude.
Au-delà de ces chiffres, la production locale actuelle est loin de suffire à la demande, et les Biocoops, vendeurs sur marchés, etc. s'approvisionnent en grande partie sur les plates-formes.
Quelques notions
Les circuits courts :
Définis par le nombre d'intermédiaire entre le producteur et le consommateur (max : 1 intermédiaire)
Les circuits de proximité :
Définis par la distance entre le lieu de production et le lieu de consommation (notion de territoire)
Qu'il s'agisse de l'un ou l'autre, ils ont toujours été pratiqués par la grande majorité des producteurs en agroécologie (vente à la ferme, sur les marchés, dans des coopératives, etc.)
La suite de l'intervention confondra les deux notions en une seule : des circuits de proximité avec un minimum d'intermédiaires
Le circuit court, qu'est-ce que c'est ?
Il n'existe pas de définition type concrète :
c'est un ensemble de possibilité variable sur chaque territoire
La vente en circuits courts est un métier à part entière :
il ne s'agit plus de simplement produire
il faut organiser sa production par rapport à la demande locale
il faut organiser sa vente et s'adapter à la demande
il faut travailler son offre pour attirer la clientèle
il faut diversifier ses débouchés pour garantir une " sécurité ".
Eole insiste sur le fait que la vente directe est un vrai métier, qu'il faut vraiment envisager d'y consacrer le temps qu'il faut si on veut réussir dans cette voie. Si la production prend déjà tout le temps disponible, il faudra songer à embaucher !
Comment se lancer ?
Faire un état des lieux des débouchés possibles sur son territoire :
la vente directe (à la ferme, cueillette, en tournée, par correspondance)
les points de vente (marchés, petits magasins, supermarchés)
les grossistes
la restauration hors domicile (cantines, restaurants d'entreprise)
le tourisme (restaurants, accueils touristiques, points de vente)
les groupements de consommateurs (groupements d'achat, AMAP)
les producteurs/transformateurs potentiellement intéressés
les groupements de producteurs, coopératives, etc.
Se renseigner sur les types de produits recherchés, les quantités, les spécificités, les périodes, etc.
Comment s'organiser ?
Travailler sur des débouchés complémentaires :
en terme de périodes de consommation (ex restauration collective et tourisme)
pour assurer une correcte rémunération (ex restauration collective et tourisme)
pour minimiser la logistique (transports, conditionnements, etc.)
Adapter sa production pour répondre au mieux à la demande :
établir les plans de culture
faire des choix des variétés étalées
proposer un " produit fini "
Attirer le consommateur (principalement vente directe) :
diversifier sa production ou se spécialiser sur un domaine
mettre en avant les critères de qualité et communiquer dessus
Pour aller plus loin
On peut aussi travailler à créer ses débouchés :
proposer la création de groupements d'achats (à travers les réseaux)
chercher des producteurs/transformateurs potentiellement intéressés par ses produits
partenariat entre producteurs pour la commercialisation / transformation
transformer ses produits pour étaler son offre dans le temps
organiser sa vente par internet
Bien prendre en compte le facteur logistique : développer un approvisionnement collectif (plusieurs producteurs ou plusieurs points de vente), maîtriser les coûts (transport, emballages etc.)
Que recherche le consommateur ?
Des produits de qualité, de terroir, de tradition...
Des produits frais, avec de bonnes qualité nutritionnelles et gustatives
L'authenticité et le lien social
Les conseils, la connaissance des modes de production
La traçabilité des aliments ; l'innovation sur les produits
Les limites point de vue producteurs
Savoir proposer une offre régulière et pérenne (pour fidéliser les clients)
Être en mesure de s'équiper et d'augmenter son temps salarié (pour assurer la commercialisation)
Être formé à la vente, aux exigences sanitaires (définir ses prix, promouvoir ses produits...).
Des pistes concrètes : les cantines
Dans l'Aude :
Collège/lycée de Quillan : démarche engagée, forte volonté de la conseillère générale
Com com de Couiza : démarche engagée, peu de mobilisation apparente
Mouthoumet : travail sur l'approvisionnement local depuis qques années
Lézignan : travail sur l'approvisionnement local et de qualité depuis 1 an
Narbonne : volonté d'avancer dans cette voie
Collèges de Carcassonne : démarche engagée par le conseil général depuis peu, et travail du cuisinier de Varsovie depuis plusieurs années sur l'approvisonnement local et de qualité (président de l'association des cuisiniers des collèges de l'Aude pour transmettre ses compétences)
Carcassonne : volonté et engagement de la mairie de travailler en ce sens
Montlaur : travail depuis au moins un an sur l'appro local et bio
Com com Caux et Sauzens : travail depuis 10 ans sur l'appro local de Caux et Sauzens, en cours de généralisation à la com com
Collège de Cuxac Cdès : travail engagé depuis plus d'1 an sur la recherche de producteurs locaux
Bram : démarche engagée avec la commune pour la cuisine centrale
Castelnaudary : démarche engagée au niveau des lycées pour trouver des produits locaux et bio, et intérêt de l'école privée
Une question concerne les lycées de Carcassonne qui mettent en place avec le Conseil Général de l'Aude, des démarches de cantines bio.
Le problème pour les producteurs, c'est que dans un marché public, ils sont écartés.
Une solution pourrait être la procédure Accord Cadre amorcée par le Conseil Général de l'Aude, qui travaille au référencement des producteurs de l'Aude intéressés par la restauration collective, à travers l'établissement d'un cahier des charges qui leur est favorable, et la simplification des procédures de réponses aux appels d'offre.
Un Comité de Pilotage est en place, qui comprend un grand nombre d'institutions, dans lequel il serait intéressant que des structures ou des professionnels s'impliquent pour "défendre leurs droits".
Dans l'Ariège et la Haute-Garonne :
Com com de Labastide de Sérou : : travail engagé depuis 2001 sur l'appro en local et en bio et développement progressif de la production
Pamiers : travail engagé depuis plusieurs années sur l'appro en local et en bio
Mirepoix : démarche débutée il y a moins d'un an et en cours de recherche de producteurs locaux
Avignonet Lauragais (31) : volonté de la mairie de s'approvisionner auprès de producteurs bio et locaux
Montgeard (31): travail engagé sur l'approvisionnement local et bio
Agglomération Toulousaine (31) : : politique générale d'approvisionnement en local et bio, recherche producteurs, souhaite développer les ceintures vertes, etc.
Des pistes concrètes : les magasins
Dans l'Aude :
Biocoops : Floréal à Limoux, Tournesol à Carcassonne, Terra Bio à Narbonne
Magasins bio : Arcadie à Couiza et Cépie, Bio-Vivre et Odobio à Carcassonne, Eve Nature et Au Naturel à Limoux, Des Bouts du Monde , Rayon Bio et Bio Nature à Narbonne, Les Jardins des Saveurs à Castelnaudary
Dans l'Ariège :
Biocoops : Mirabelle à Foix, Bio'sfaire à St Girons
Magasins bio : Bio Natura à Pamiers et Lavelanet, Vivre au Naturel à St Girons, Le Comptoir d'Amont à Mirepoix, Bio Forme à Foix, Bio Maïel à Tarascon et Pamiers
D'autres pistes :
Groupements d'achats :
HVA-Ariège : Groupement " N&P " (Contact Moutsie : lortie@wanadoo.fr)
Espéraza : La Belle Verte (Contact : labelleverte11@gmail.com)
Saverdun : Croqueurs et paysans gourmands (Contact : 05 61 67 71 19)
AMAP :
4 à Castelnaudary (Contact : Stéphane Linou : linoustephane@free.fr , site Internet mangeons local)
2 à Carcassonne (à la Boutique Ethique et au Conseil Général)
1 à Narbonne
Grossistes :
Verdié et Fils (Espéraza)
Giro Primeurs (Limoux)
Sud Primeurs (Carcassonne)
Atelier de transformation collectif les Jardins de la Haute Vallée (Couiza) ( voir leur site Internet)
Il est difficile de répertorier strictement les structures intéressées et les quantités désirées, car, ne fonctionnant pas actuellement sur ces types d'approvisionnement, les structures sont frileuses à répondre clairement sur ce qu'elles pourraient envisager. La proposition faite par Eole est de lister les producteurs présents et leurs productions, et de les contacter, au fur et à mesure qu'il avance sur son projet avec les cantines, magasins et groupements d'achat, et leur faire part de toute demande émise sur leur territoire. A cette fin, il recueille les informations (productions, intérêt pour chaque type de vente, etc.) auprès des participants.
Les dispositifs d'aide :
Plusieurs dispositifs ont été mis en place pour encourager le développement des circuits courts, notamment à travers des démarches collectives :
IDEA (aide du Conseil régional Languedoc Roussillon)
études et investissements matériels
transfo et commercialisation
Projets collectifs
PROCCI (aide du Conseil régional Languedoc Roussillon)
démarche collective de commercialisation en circuits courts
définition et élaboration du projet
formations, conseils, expertises
FEADER, mesures 121 C (modernisation), 311 (diversification), voir ce site Internet
Aides PIDIL (Installation et Développement des Initiatives Locales voir ce site Internet)
Micro crédits
Complément IDEA :

Des structures ressources :
Structures techniques :
ADPFL ( voir la présentation sur ce lien )
Biocivam 66 ( voir leur site Internet)
Atout Fruit
Nature & Progrès
Aides à la mise en place de démarches collectives :
Chambres d'agriculture
les CIVAM ( voir le site Internet audois)
Terre Vivante ( voir leur site Internet)
ADEAR LR ( voir leur site Internet)
Jardins de la Haute Vallée ( voir leur site Internet)
Des pépiniéristes bio :
Jean François Burri (Brenac) voir son site Internet
Juliette Watson (Rodome)
(Sébastien Grange - St Couat Razès)
Des exemples réussis
Jean-Jacques Mathieu : des pâtes dans les cantines
Castelnaudary : des AMAP pain ou vin qui se greffent sur des AMAP légumes
Philippe Ruiz : des paniers de légumes de Narbonne à Toulouse !(voir un article de la Depêche)
Cépie : vente en bord de route (fruits frais puis confitures, compotes, gateaux...)
Jean-Claude Beirieu : de la blanquette au Japon.
Pour aller plus loin, lire ces deux rappports :
- Rapport Nature et Progrès sur le bio et les perspectives dans l'Aude, télécharger en cliquant ici
- L'agriculture biologique dans l'Aude en 2009, rapport Biocivam télécharger en cliquant ici
Les stagiaires repartent donc munis de précieux renseignements pour se lancer dans la commercialisation de leurs produits bios !
Rédaction : Claude Fressonnet, relecture par Eole Bonneault.
Pour plus de renseignements, contacter :
Nature et Progrès AUDE
10 Allée des Marronniers
11300 Limoux
04 68 20 94 75
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