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Un constat : menaces de disparition du patrimoine
fruitier traditionnel
Le
patrimoine fruitier traditionnel est issu d’une arboriculture
extensive qui jouait un rôle économique important
jusque dans les années 1960. Ce patrimoine fruitier se
compose de nombreuses espèces (pommiers, poiriers, cerisiers,
pruniers, noyers, châtaigniers…) adaptés aux
conditions climatiques et pédologiques locales. Ce patrimoine
fruitier est structuré en prés-vergers de haute
tige, en alignements d’arbres fruitiers ou en arbres isolés.
Ce patrimoine a fortement régressé au cours du XXème
siècle.
Les
vergers et châtaigneraies existantes souffrent très
souvent d’un abandon, et deviennent vecteurs de maladies
et parasites, ou disparaissent sous la pression de l’agriculture
moderne ou par le vieillissement. Non renouvelé depuis
plus de 40 ans, ce patrimoine fruitier est menacé
de disparition si rien n’est fait pour le sauvegarder.
La disparition de ce patrimoine correspondrait à
la disparition irréversible de plusieurs centaines
de variétés anciennes et locales, perte de
patrimoine génétique doublée d’une
perte culturelle. |
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Cette
disparition est contradictoire avec les principes du développement
durable que nous souhaitons mettre en œuvre pour l’agriculture
de notre territoire.
Les
arbres fruitiers de plein vent participent à l’identité
de nos paysages et leur maintien est déterminant pour le
bon fonctionnement écologique, notamment pour la conservation
de la biodiversité (faune et flore spécifiques et
variés, y compris espèces en déclin menacées
d’extinction), la protection des sols et la préservation
de la qualité des eaux (car ces systèmes sont associés
aux prairies permanentes, de plus les variétés locales
sont bien adaptées aux conditions climatiques et ne nécessitent
pas d’irrigation).
Or
le verger traditionnel est porteur d’atouts économiques,
environnementaux et sociaux :
Ces
vergers sont encore productifs et les fruits peuvent être
autoconsommés ou vendus (forte demande de fruits bio) en
frais ou transformés en jus, cidre, alcool, confitures,
fruits séchés, compotes, pâtisseries, plats
cuisinés, etc. Cette production est ainsi porteuse de produits
du terroir de qualité qui satisfont à une demande
de plus en plus forte.
Le verger traditionnel fait encore l’objet de savoir-faire
techniques et culturels détenus par les anciens et peu
transmis aux générations nouvelles, donc menacés
de disparition. D’un point de vue social, la réappropriation
de ces savoir-faire répond à une demande culturelle
de tradition. Le développement de ces activités
serait générateur d’emplois. Notre région
fortement axée sur le tourisme y verrait un «plus»
qui pourrait être développé par les restaurateurs,
tables d’hôtes… Des spécialités
locales pourraient émerger et être labellisées.
Le verger traditionnel modèle le paysage selon des critères
correspondant à une demande actuelle de cadre de vie de
qualité. D’un point de vue environnemental il répond
au maintien de la biodiversité, à une meilleure
gestion de l’eau et génère moins de pollution
(pas de traitements chimiques en général).


Variétés cultivées dans la vallée de l'Hers
Les arboriculteurs professionnels cultivent essentiellement des variétés très communes comme les pommes Fuji, Chantecler, Golden, Grani Smith etc voire de la Reine des Reinettes.
Dans les vergers d'anciennes variétés, nous trouvons par exemple :
- cerises : Guigne et Guin noir d'Ariège, blanche, trompe geai, Albane, Guin Noir d'Ariège et Trompe Geai
- pommes : Pomme de Foix, court pendu des Pyrénées, carabille, pomme de la Saint-Jean, Délice de Bélesta, Délice de Lagarde, rouge tardive, reinette étoilée, montellière, rouge véreuse, bonne veille, pomme à huile, "pomme orange", Centrou, Coutras (ou Couteras selon les patois), pomme de fer, pomme de Foix, pomme orange, Reinette d'Angleterre, toureillère, apion, belle de mai, Blanche d'Espagne et carabille etc. et tant de variétés sans nom mais avec des qualités,
- poires : poire du curé, de bouchard, d'août, de novembre, clergeaux, perots sucrées, juteuse de garde.
Mais il existe quantité de variétés dont on a perdu le nom et l'utilisation dans telle ou telle préparation culinaire.
A ce titre, consulter en cliquant ici le témoignage de M Colici, Président de l'association Fruits Oubliés (voir le site Internet), propriétaire et gestionnaire des Jardins d'Escoubille (important verger conservatoire d'Oliviers, raisins, kakis etc. dans la région de Lodève) qui a présenté à ATOUTFRUIT son analyse de la production et de la commercialisation des fruits d'anciennes variétés ainsi que d'autres fruits moins connus.

ATOUT FRUIT : localisation et activités
Localisation
Le
bassin versant de l’Hers sur son cours haut et moyen
correspond approximativement au territoire des cantons de
Mirepoix, Lavelanet et Chalabre, auxquels se rajoutent quelques
communes des cantons de Pamiers et Foix. C’est un
territoire qui s’étend à l’Est
du département de l’Ariège et qui comprend
une partie du département de l’Aude. |
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Activités
Les statuts de l’association les décrivent :
«
… animations, expositions, visites, plantations, entretien,
greffage, reproduction, multiplication et conservation des différentes
variétés, pratique du verger, assistance technique,
stages, formations professionnelles, échanges divers, interventions pédagogiques
y compris en milieu scolaire, valorisation collective, gestion
collective du matériel.
Recherches,
études, inventaires, réflexions, conseils, expertises,
transmission de compétences et de connaissances, mise en
relation…
…
diffusion d’informations, documentations, publications,
etc.
Plus
généralement toutes activités ou opérations
se rattachant directement ou indirectement à son objet
social défini ou susceptible d’en faciliter l’extension
ou le développement.
L’objet
social de l’association étant : l’étude,
la sauvegarde, la valorisation et le développement durable
du patrimoine fruitier cultivé et sauvage en lien avec une meilleure gestion des
ressources naturelles et du petit patrimoine bâti, sur le
territoire du bassin versant de l’Hers, haut et moyen. »

Objectifs de l’association
Les
objectifs généraux sont d’ordre environnemental,
économique et social :
Objectifs
environnementaux
- sauvegarde du patrimoine génétique des variétés
traditionnelles locales
- sauvegarde de la biodiversité (faune et flore) en général,
générée par les haies autour des vergers
et par les vergers traditionnels eux-mêmes
- qualité des paysages et du cadre de vie
- meilleure gestion de l’eau par les racines des arbres
et par les prairies permanentes autour des arbres, lutte contre
les inondations et l’érosion
- meilleure résistance aux maladies et ravageurs, meilleur
équilibre biologique
- développement de l’agriculture biologique
Objectifs
sociaux et culturels
- transmission de savoir-faire traditionnels culturels et techniques
(rencontre de populations d’origines différentes
rurales et citadines, âgées et jeunes, locaux et
nouveaux arrivants, etc.)
Objectifs
économiques
- valorisation économique d’un potentiel non
exploité
- réponse à l’évolution des goûts
des consommateurs, apport de produits du terroir nouveaux
- création d’emplois, de développement
local. |
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Axes de développement de l’association
La
démarche de sauvegarde et de revalorisation du patrimoine
fruitier traditionnel sur le territoire du bassin versant de l’Hers
haut et moyen, se déroule en trois axes :
Axe
1 : Mise en place d’un groupe local chargé d’animer
la démarche sur le terroir : initiation et sensibilisation
aux techniques d’arboriculture traditionnelle (prospections,
plantations, taille, greffage, transformation…) et en particulier
en agriculture biologique respectueuse de l’environnement
et garante de la biodiversité.
Axe
2 : Mise en place et déroulement d’un projet
de rénovation du verger local traditionnel : inventaire
des vergers et variétés existants par la prospection
auprès des maires et des propriétaires (en les impliquant
dans la démarche), rénovation des vieux arbres par
la taille douce applicable aux arbres de plein vent (ce travail
est réalisé sur devis par une équipe locale
formée à cet effet). Replantation de jeunes plants
en variétés traditionnelles et en extensif.
Mise en place d’actions de transformation et de valorisation
des fruits (exemples à étudier : jus de pommes pasteurisé,
un atelier coopératif de séchage des fruits (achat
d’un séchoir solaire et essais de recherche d’amélioration
des systèmes existants), mise en place de la commercialisation
des produits frais et transformés).
Axe
3 : Consolidation et pérennisation économique
: consolidation et installation de l’activité
économique des agriculteurs et pluri-actifs, actions
de pomologie, pédagogie, expérimentations,
participation au réseau des groupes ayant la même
démarche dans la Région. |
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Prélèvement de greffons |
Télécharger une présentation d'ATOUTFRUIT en pdf

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